Il y a un an et demi, je me suis levée un matin avec une forte envie de courir. L'impulsion était tellement forte que je l'ai suivie, je suis allée m'acheter une paire de chaussure de courses, et j'ai commencé à courir. Et depuis, je cours, 2-3 fois par semaine. Des fois j'oublie, des fois j'ai pas envie, des fois il fait trop chaud, trop froid, mais je continue, un pas à la fois, parce que l'impulsion est là.
Je constate les bienfaits de la course sur ma vie. Je cours parce que ça me fais du bien, parce que ça me donne de l'énergie, parce que ça me remonte quand je suis down, et ça augmente mon high quand je suis heureuse, parce que ça me donne tout plein de leçons de vie aussi. Mais la plupart du temps quand je sors courir, ce n'est pas à cause de toutes ces raisons. C'est à cause de l'impulsion, cette sensation physique, que je ressens dans mon corps, dans mes jambes et qui me force à sortir sans même savoir quel sera le résultat.
Hier, pourtant, c'est mon cerveau qui m'a forcée à enfiler mes chaussures de course. Pour toutes sortes de raisons, bonnes ou mauvaises, ça faisait un peu plus d"une semaine que je n'étais pas sortie. Après une semaine à ne pas être écouté, le corps c'était tu. C'est ma tête cette fois, qui a donné l'ordre: "Allez, on sort."
Je suis partie tranquillement, les écouteurs sur les oreilles. Mon corps a reconnu la routine et je me suis lancée. J'ai mis un pied devant l'autre, machinalement, même si mes jambes mes semblaient lourdes, comme si le cornet de molle de la veille s'était transformé en plomb dans mes talons. C'est mon cerveau qui a mis la machine en branle, parce que je sais maintenant comment je me sens quand je cours et je veux retourner à cet état où l'envie vient de l'impulsion que mon instinct dicte.
Et j'ai couru, en m'écoutant, en me donnant le droit d'être fatiguée, en me donnant le droit de sentir cette lourdeur dans mes jambes. Sans essayer de la combattre, sans essayer de m'épuiser, sans me sentir coupable de ne pas m'être écoutée durant une semaine. J'ai couru, à mon rythme, à ce rythme qui me semblait si lent, mais que j'ai accepté, que j'ai laissé être.
J'ai couru avec l'impression d'être un bébé hippopotame. En regardant le paysage, en souriant du podcast dans mes oreilles. J'ai mis un pied devant l'autre tranquillement, j'ai accepté de réduire ma route, de ne pas faire tout le chemin que je fais depuis quelques semaines, sans essayer de me punir pour m'être négligée, juste courir au rythme nécessaire pour continuer à sourire, pour rentrer à la maison avec malgré tout ce sentiment de plaisir qui me donnerait envie de retourner. J'ai couru doucement, à mon rythme d'hippopotame souriant, sans savoir combien de temps je pourrais courir, sans essayer de battre de record, juste mettre un pied devant l'autre pour repartir la machine.
C'est en rentrant à la maison que ça m'a frappé. Ça n'avait pas été ma meilleure course, mais malgré tout, j'avais couru 5km, à un rythme comparable à ceux des dernières semaines. Je me suis rappelé mes débuts, mes premières sorties où je faisais 1 min de course pour 6 minutes de marche, de la première fois où j'ai couru 3 km, c'est là que j'ai réalisé tout le chemin parcouru.
Ce matin, l'envie de courir revient, avec elle, l'envie d'écrire ce petit texte pour mon blogue, négligé lui aussi. Je comprend maintenant que j'ai en moi le pouvoir de les remettre en marche. Doucement, respectuement, en mettant simplement un pied devant l'autre, même si ce n'était pas ma meilleure course, même si ce n'est pas mon meilleur texte.
Je comprends de plus en plus que la plénitude dans la vie est faite de ce bel équilibre entre suivre l'impulsion quand elle est là et mettre simplement un pied devant l'autre même quand l'impulsion est plus floue, parce que ce mouvement est celui par lequel on remet la machine en marche, un pas à la fois.
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lundi 22 juillet 2013
mercredi 20 mars 2013
Faire confiance à la vie
En anglais, ça s’appelle « serendipity », dans le
langage de nos grands-mères, on disait « il n’y a rien qui arrive pour
rien », et pour de plus en plus de gens ça se traduit par «Fais confiance à la Vie ». Je me dis qu’il y a des moments où l’Univers nous dit « Bon,
assez de niaisage, tu en parles, tu le veux, je vais te le donner. », et on se réveille un matin et ce qu’on a
lancé dans l’Univers de façon pas très claire, apparaît devant nous au moment
où on s'y attend le moins.
C’est ce qui vient de m’arriver, et c’est la raison pour
laquelle je commence ce nouveau blogue. Il y a une dizaine de jours, j'ai écrit sur mon blogue personnel, un billet dans lequel j'avouais avoir envie d'écrire autre chose, d'inspirer les gens, d'inspirer des entrepreneurs, d’inspirer des femmes comme moi qui veulent sortir de leur cage et s'envoler, de partager ma vision, mon expérience. Il y a quelques jours, j’ai envoyé un court message à une collègue pour prendre de ses nouvelles. Et voilà que de fil en aiguille, elle m’explique qu’elle écrit depuis
quelques années un blogue pour les femmes entrepreneures, et....qu’elle aimerait
bien que j’y contribue.
Je lui ai dit que j’y penserais, que je verrais si j’avais le
temps, mais au fond, je savais déjà que je dirais oui. Je savais que la vie venait de m'envoyer une opportunité de faire naître un projet qui germait en moi depuis quelques temps et que je n'avais pas le droit de perdre cette occasion.
Je démarre donc ce nouveau blogue, même si je n'ai pas de plan concret, même si j'ai peur de me tromper, même si je me sens vulnérable comme ça avec un blogue avec mon nom écrit au complet. Mais je me dit que ça fait aussi partie des choses que je veux vous montrer. Oser. Oser même quand on n'est pas certaine et qu'on a peur, oser même si on n'a pas tout prévu, oser faire confiance à la vie et aux cadeaux qu'elle envoie.
Je commence donc par ce tout petit pas: venir écrire ce premier billet, et me donner comme seul objectif de me respecter et d'écrire de façon personnelle et authentique.
Au cours des prochaines semaines, je viendrai ici partager mes trouvailles, mes idées, mes défis de femme combinant carrière et famille. Plusieurs sujets m'interpellent allant de la créativité, à la gestion du changement, au développement d’affaires et au leadership. Mon souhait, mon phare, la seule chose qui me guidera dans mes choix sera l'espoir que le partage de ces découvertes pourra vous inspirer et vous faire avancer peu importe le chemin où vous vous êtes lancées et la vitesse à laquelle vous allez.
Vous pourrez me suivre sur cette adresse Blogger (et bientôt à www.sophielegendre.com) et sur le site entrepreneuses.ca
Je démarre donc ce nouveau blogue, même si je n'ai pas de plan concret, même si j'ai peur de me tromper, même si je me sens vulnérable comme ça avec un blogue avec mon nom écrit au complet. Mais je me dit que ça fait aussi partie des choses que je veux vous montrer. Oser. Oser même quand on n'est pas certaine et qu'on a peur, oser même si on n'a pas tout prévu, oser faire confiance à la vie et aux cadeaux qu'elle envoie.
Je commence donc par ce tout petit pas: venir écrire ce premier billet, et me donner comme seul objectif de me respecter et d'écrire de façon personnelle et authentique.
Au cours des prochaines semaines, je viendrai ici partager mes trouvailles, mes idées, mes défis de femme combinant carrière et famille. Plusieurs sujets m'interpellent allant de la créativité, à la gestion du changement, au développement d’affaires et au leadership. Mon souhait, mon phare, la seule chose qui me guidera dans mes choix sera l'espoir que le partage de ces découvertes pourra vous inspirer et vous faire avancer peu importe le chemin où vous vous êtes lancées et la vitesse à laquelle vous allez.
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